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Le travail en suwari waza en question

Le terme suwari waza est un terme japonais (座技) désignant les techniques martiales pratiquées à genou. La notion est différente du "ne waza" qui sont également des techniques au sol, mais n'impliquant pas de déplacement (maîtrise de l'adversaire par immobilisation, strangulation ou luxation). En aïkido, c'est la pratique où les deux partenaires, uke (celui qui reçoit) et tori (celui qui fait la technique) sont au sol tous les deux et pratiquent toujours au sol, par opposition au taichi waza et au hanmi handachi waza.

Historiquement, les japonais vivent au sol, s'asseyant par terre. Assis signifie en fait à genoux, dans la position dite seiza lorsque le dessus du pied est au sol ou kiza lorsque l'on s'appuie sur les orteils. Le Japon médiéval était d’une grande violence. Afin de mettre un frein à cette violence et de permettre la vie en société, malgré cette nature violente du peuple japonais, le mode de vie à genoux s’est imposé. En effet, un homme est moins dangereux à genoux que debout. A la cour du Shogun, quand un homme se levait, il fallait qu’il dise pourquoi il le faisait. La guerre ne se fait pas à genoux, l’homme combat debout. Cependant, vivre à genoux au quotidien développe incontestablement certaines qualités. L’individu découvre très vite que pour se déplacer efficacement dans cette position il est indispensable qu’il respecte le principe de l’unité corporelle: il apprend à se mouvoir autour de l’axe vertébral par rotation de toute la masse du corps ainsi unifié.


De ce point de vue, il est incontestablement plus facile à l’homme de tricher quand il est debout, il peut alors aisément compenser une mauvaise unité corporelle par des mouvements indépendants des jambes. Voilà pourquoi, tout naturellement, O Sensei a jugé indispensable de construire la pratique de l’Aikido sur une préparation en suwari waza. L’étude des mouvements d’Aikido à genoux permet de prendre conscience plus rapidement des principes qu’il faudra ensuite appliquer debout. C’est une méthode d’étude utile à l’apprentissage. Mais il n’existe pas une corrélation exacte entre la position suwari waza et la position hanmi. Même si l’on peut travailler à genoux en étant légèrement de profil, on ne peut y parvenir dans les mêmes conditions qu’en tachi waza lorsqu’on est en hanmi.

De nos jours, en aïkido, la pratique à genou permet de travailler le renforcement des jambes (souplesse, musculature), ainsi que la posture (shisei). En effet, comme on ne peut plus se servir de ses jambes pour « passer en force », cette posture impose d'avoir un mouvement juste. Il convient cependant d'être prudent dans le travail à genoux, car il sollicite beaucoup les ligaments. Il faut donc faire attention à poser doucement ses genoux, et garder le poids du corps sur les talons. Le port d'un hakama en matière synthétique ou en soie facilite énormément ce travail, grâce à une moindre friction sur les tatami à couverture plastique et en offrant aux genoux une protection supplémentaire.

passage grade Nidan

Voici un extrait de mon passage de grade Nidan...passé sous la direction de René Trognon seisei en mars 2009.




Pour voir un extrait de mon passage de Grade SHODAN, cliquez ici : SHODAN

Kote Gaeshi

Kote gaeshi est une technique de projection très populaire en aïkido. Elle signifie en japonais projection par "retournement (GAESHI ou kaeshi ) de poignet (kote)".

Cette technique est bien appréciée par les débutants parce qu'elle est plus ou moins facile à exécuter. Elle est surtout appréciée par les gradés pour l'effet spectaculaire que provoque ses chutes lorsqu'elles sont bien exécutées.

Ci-après quelques vidéos montrant comment exécuter une chute sur Kote gaeshi en aihanmi katatedori:



Michel Bécart Sensei

Michel Bécart (6ème Dan) a réalisé 3 DVD intéressants qui sont les suivants :
1- Les fondamentaux
2- ENERGIE ET MOUVEMENTS
3- BOKKEN Techniques et applications

J'ai choisi quelques extraits vidéos de ses DVD pour les partager avec vous :



Wonderfull Saito




Irimi Nage sur Shomen Uchi

Kote gaeshi sur shomen Uchi

Dōshu est un titre d'art martial, traduit littéralement par "Maître de la Voie". En aikido, dōshu est un titre héréditaire réservé au dirigeant de l'Aikikai.Trois hommes ont à ce jour porté ce titre:

* Morihei Ueshiba, premier porteur de ce titre jusqu'en 1969,
* Kisshomaru Ueshiba, de 1969 à 1999,
* Moriteru Ueshiba, de 1999 jusqu'à ce jour.

Conformément au système iemoto, lorsque le fondateur de l'aikido, Morihei Ueshiba, mourut en 1969, son fils Kisshomaru devint le second dōshu. Lorsque Kisshomaru mourut en 1999, son fils Moriteru prit ce rôle. Moriteru est destiné à confier son titre de dōshu à son fils, Mitsuteru Ueshiba.

Ici le doshu acutel Moriteru Ueshiba montre une technique avec beaucoup de simplicité et d'élégance... Après tout au sommet de l'art, on ne peut qu'être simple et ...beau !

Le koshi nage de l’Aikido

Le koshi nage de l’Aikido est exécuté avec les pieds de tori en perpendiculaires à ceux d’uke . Tori pousse avec sa jambe arrière vers le ventre d’uke pour faire basculer ce dernier vers son déséquilibre avant. Tori ne doit pas chercher à « charger » uke : il continue, il « passe à travers le corps d’uke » qui est fauché, balayé par le corps de tori. Les pieds de tori ne doivent pas être également serrés. Le sentiment d’uke quand il est projeté n’est pas du tout d’être « soulevé », c’est au contraire le sentiment de tomber brutalement dans un trou.

La projection koshi nage, est exécutée différemmment en judo : les pieds de tori sont parallèles à ceux d’uke :Tori sacrifie son équilibre vers l’avant pour entraîner uke qui est dans son dos, et rattrape son équilibre au moment où uke chute.

L' aikido ne comporte pas la notion de sacrifice (le principe de sutemi). En Aikido, tori doit être puissant dans l’axe de faiblesse d’uke, c’est pour cela qu’il a toujours des appuis perpendiculaires à ceux d’uke quand il le déséquilibre. C’est vrai pour ikkyo, pour kote gaeshi, pour shiho nage... c’est vrai également pour koshi nage. C’est vrai tout le temps, c’est un principe de logique. Quand ce principe n’est pas respecté, quand les pieds sont parallèles à ceux d’uke, il est facile de se rendre compte, sur koshi nage par exemple, que la stabilité est précaire : si uke pousse tori part en avant, si uke tire tori part en arrière. C’est pourquoi, dans l’enseignement des kuden, O Sensei insistait sur le fait que « dans koshi nage vos pieds et ceux de l’adversaire doivent former un croix ».





Nomenclature Technique en Aikido

Les techniques d'aikido peuvent être classées de différentes manières :

1- Classification des techniques en fonction de l'attitude :
* Suwari waza: techniques effectuées à partir de la position assise (seiza).
* Hanmi handachi waza: techniques effectuées à partir de la position assise (seiza) face à un adversaire debout.
* Tachi waza: techniques effectuées à partir de la station debout.

2- Classification des techniques selon leur effet :
* Nage waza: techniques de projection
* Katamewaza: techniques de contrôle ou d'immobilisation
* Nage katame waza: techniques de projection suivies d'un contrôle

3 - Classification en fonction de la situation stratégique :
* Pratique sans partenaire.
* Jiyugi : Pratique avec un partenaire.
* Futari Gake (Futari Dori) : deux partenaires.
* Sanninn Gake (Sannin Dori) : Pratique avec trois partenaires.
* Taninzu Gake : Pratique avec plusieurs partenaire.

* Buki (Tanto, Jo Tachi) : pratique avec armes.
* Pratique avec arme contre un/des partenaire (s) désarmé(s).
* pratique désarmé contre un/des partenaire (s) désarmé(s).

Extraits de mon passage de grade Shodan

Voici un extrait de mon passage de grade Shodan :


Pas de commentaires SVP... ;)

Pour voir un extrait de mon passage de Grade SHODAN, cliquez ici : NIDAN

Fini les vacances

Fini l'été, fini le mois de Ramadan...assez de congés et allons ensemble réviser un peu de techniques..


kote gaeshi

Kote Gaeshi est une technique de projection (NAGE WAZA) qui signifie littéralement en japonais "Petite torsion du poignet". Elle est l’application du principe de Nikyo (note que la saisie du poignet et la torsion sont les mêmes que celle de la technique nikyo).

La projection dans Kote Gaeshi s’effectue par le contôle du centre du partenaire et son déséquilibre par l’intermédiare de la torsion du l’articulation du poignet addionnée de celle du coude. Quoique il existe plusieurs manières de tordre le poignet, il est souvent conseillé d'effectuer la torsion dans le sens naturel de l'articulation.



Sur Aihanmi katate dori, il existe plusieurs formes de kote gaeshi. Exemple :

Comment chercher le centre de gravité en aïkido ?

Article écrit par Said El Manaa (février 2008)

L’essence de toute technique d’Aïkido réside dans l’emploi du corps tout entier en vue de créer une sphère dynamique autour d’un centre stable et énergique. Même lorsqu’une technique semble ne recourir qu’à une seule partie du corps, une observation approfondie montre qu’en réalité le mouvement engage le corps tout entier. Correctement exécutées, certaines techniques revêtent un caractère spectaculaire, envoyant l’attaquant dans les airs. D’autres au contraire, semblent anodines, l’opposant étant conduit au sol avec une grande économie de gestes, pour être finalement immobilisé. Ces deux résultats sont obtenus grâce aux même moyens : un emploi très précis des principes de levier, d’inertie, de gravité, et une mise en jeu des forces centrifuges et centripètes. Au point culminant de la finesse, c’est sa seule énergie propre qui met un attaquant au sol.

La clé de voûte de l’enseignement et de l’éducation en Aïkido repose sur l’observation stricte d’une étiquette qui établit les bases de rapports humains fondés sur le respect de soi-même et d’autrui.). Au lieu de percevoir l’agresseur comme un ennemi, le but de la pratique de l’Aïkido est de ne faire qu’un avec lui.

L’Aïkido est avant tout un art du placement (Tsukuri) le plus judicieux de la personne dans une situation d’attaque, et celui des déplacements (Taï-sabaki) le plus en harmonie possible avec ceux de l’attaquant, le tout dans le respect de la mobilité anatomique «naturelle». Ainsi, la pratique de l’Aïkido sur une longue période de temps ne conduit pas à des déformations ou des déséquilibres corporels, mais contribue au contraire à un développement harmonieux de l’équilibre général et de la musculature.

Etre «centré»
Le pratiquant d’Aïkido développe progressivement une posture décontractée dans laquelle il cherche à placer l’essentiel de sa gravité vers son centre physiologique situé dans le bas de l’abdomen («Seika-Tanden»). La gravité n’est ainsi plus une force à surmonter, mais sert au contraire de support et contribue à stabiliser la posture. Le résultat est qu’un mouvement même banal devient gracieux et ne demande que très peu d’énergie. Les effets de cette attitude et de cette prise de conscience de son «centre» sont aussi bien à mesurer sur le plan physique que mental. De surcroît, mis en application dans la vie quotidienne, de tels principes accroissent la vitalité, aiguisent les sens, et l’on se sent moins vulnérable aux irritations et menues contrariétés. C’est la manifestation de cette qualité fondamentale qui permet à l’étudiant en Aïkido de développer son meilleur potentiel dans tous les domaines de la vie.

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