Que sais-je de «Kobayashi dojos » ?

Yasuo Kobayashi Shihan (74 ans et 8ème Dan Aikikai) a commencé sa carrière d'Aïkido en 1954 à l'Université de Meiji. Il s'est inscrit au Hombu dojo en 1955 en tant que uchi deschi. Il a continué à s'entraîner là-bas jusqu'en 1969 jusqu’à ce qu’il a fondé son premier dojo à Kodaira, Tokyo.

Kobayashi Sensei a aujourd'hui près de 200 dojos au Japon, et il est responsable des clubs d'Aïkido de l'université de Meiji, de Saitama et de l'Université des sciences économiques de Tokyo. Il a continué à enseigner au Hombu jusqu'en 1972 jusqu’à ce qu’il a ouvert son deuxième dojo à Tokorozawa. C’est à ce moment là qu’il a décidé de consacrer tout son temps aux «Kobayashi dojos ». Maintenant « Kobayashi dojos» couvre le monde entier dans 15 pays, dont Taiwan, la Finlande, la Suède, Canada, USA, Brésil, Argentine, le Royaume-Uni et maintenant la Tunisie.

En effet, après un stage d'uchi deshi de deux mois au japon en 2005 , maître Abdelaziz Boukhazna (5ème Dan) s'est vu octroyer par Yasuo Kobayashi Shihan le statut de représentant officiel du «Kobayashi dojos» en Tunisie et son dojo est désormais affilié à ce réseau international. Cette affiliation permettra à maitre Boukhazna d'octroyer des grades Aïkikaï mais le plus important d'élever le niveau de la pratique en Tunisie à un niveau international.
La philosophie derrière «Kobayashi dojos» et la raison de son succès est son ambiance familiale. Kobayashi Sensei disait: «Je pense que tout le monde vient pratiquer parce qu'ils se sentent bien après leur arrivée. Dans mon dojo les gens ne parlent pas et ne critiquent pas. Ils essayent juste de s'entraîner dur.» Les personnes agées et les jeunes pratiquent ensemble et après l'entraînement ils s'assoient pour boire du thé et passer un bon moment.
Au « Kobayashi dojos » la pratique est énergique et tous les niveaux s’entrainent avec les armes dès le début. Kobayashi Sensei dit: «C'est bien d'apprendre les armes et de s’y habituer progressivement dès le début de la pratique. L’Aïkido est né du jiu-jitsu et il englobe des techniques de défenses contre les attaques de sabre. je pense qu’à travers l'apprentissage des armes, les gens peuvent comprendre les mouvements plus facilement
Trois fois par an « Kobayashi dojos » organise des passages de grades au Hombu dojo. Le principal avantage de ce point de rassemblement est l’emplacement central du Hombu et plus important encore, il est le siège de l’Aikikai.

En 1987, le « Kobayashi dojos » a reçu un prix d'excellence en tant qu'organisation de la fédération Japonaise des Arts Martiaux. Cette fédération (connu sous le nom de «Kyogikai Nihon Budo») est constituée de neuf fédérations séparée tels que All-Japan Federations of Judo, Kendo, Kyudo, Sumo, Karatedo, etc., et l'Aikikai (pour l'Aikido). « Kobayashi dojos » a également reçu une médaille du gouvernement brésilien en 1988.

Souvenirs du Stage de Hiroaki Kobayshi à Tunis

Regroupement D'aikido

Quelques souvenirs du regroupement qui a eu lieu Le vendredi 15 octobre 2010, avec le club d'aikido du centre culturel d'El Menzah 6 dirigé par maitre Abdelzaiz Mokhtari.

Signification du kanji de l'Aikido

Aïkido signifie "La voie de l'union ou de l'harmonie des énergies". Cette définition est représentée dans la calligrahpie japonaise connue sous le nom des "kanji".

Pour bien comprendre comment les kanji sont apparus dans la langue japonaise, il faut essayer de se placer dans le Japon du VIIème siècle. À cette époque, les Japonais savent déjà parler la langue, mais ne possèdent pas de système d'écriture. D'un autre côté, la Chine est un pays très influent et doté d'une avance technique supérieure aux autres pays. Et c'est petit à petit que les japonais s'imprègnent de la culture chinoise et finissent par adopter leur système d'écriture à savoir, les idéogrammes chinois ou kanji. Mais, les idéogrammes ne sont pas réellement adaptés à la langue japonaise, c'est pourquoi les japonais ont commencé par les utiliser non pas pour leur signification mais pour leur prononciation. C'est-à-dire en essayant d'utiliser des idéogrammes chinois qui se prononcent de façon identique ou approché par rapport à leur langue.

Vers la fin du VIIIème siècle, les japonais commencent à s'écarter des chinois et de leur culture. Ce repli leur permettra d'assimiler les apports étrangers pour les adapter à leur goût et culture. En effet, la plupart des idéogrammes chinois utilisés comportaient un grand nombre de traits. Il était par conséquent fastidieux d'écrire par cette méthode. C'est pourquoi, au fil du temps, vont naître deux nouveaux systèmes d'écriture basés sur l'écriture phonétique des idéogrammes chinois que l'on appelle kana :

1- Les hiragana
Issus d'improvisations poétiques des aristocrates de l'époque, ils sont nés de l'écriture de plus en plus stylisée au cours du temps des idéogrammes chinois et finissent par perdre leur lien avec leur caractère d'origine. Officialisés en 905, ils sont aujourd'hui utilisés pour écrire les mots d'origine japonaise (ceux qui existaient avant l'introduction des caractères chinois), mais aussi les mots introduits au cours des siècles (composés de caractères chinois) qui représentent plus de 60 % du vocabulaire japonais. On les utilise également pour transcrire les déclinaisons des verbes et des adjectifs.

2- Les katakana
Issus d'une évolution différente, ils ont été créés au sein les grands monastères dans le but de simplifier l'écriture des textes chinois. Chaque katakana ne conserve que quelques barres et quelques points de son idéogramme d'origine, mais garde néanmoins sa valeur phonétique. De nos jours, on les utilise pour transcrire les mots d'origine étrangère (occidentaux pour la plupart) et les onomatopées. Dans des cas beaucoup plus rares pour des raisons de style, on les emploie également pour écrire les mots d'origine japonaise et chinoise.

Représentation du terme d'aikido en kanji :

Le terme "Aikido" s'écrit en kanji comme suit:
: Signifie unir, mettre ensemble, réunir.
Trois parties dans cet idéogramme :
- Celle du haut, Jin, homme, humanité dans son ensemble,
- Celle du milieu, Ichi, le chiffre"un"
- Celle du bas, Kuchi, la bouche
Une seule voie pour l'humanité ou parler ensemble d'une seule voie

KI : Signifie énergie, souffle.
L'idéogramme exprime l'énergie sous ses 2 formes :
La croix en bas à gauche symbolise une balle de riz, le reste de l'idéogramme un récipient et son couvercle. Le riz nourrit l'homme et lui donne sa force. C'est un élément terrestre d'essence Yin. La vapeur et l'air sont des éléments sublimes d'essence Yang.

DO : Signifie chemin, voie, démarche, tao.
L'idéogramme est composé de 2 parties :
- la partie supérieure du caractère : symbolise une tête avec 2 yeux, mokumen à la chevelure dénouée shu, kubi la tête un nez des cheveux, Shi mizukara soi-même, symbolise un nez, donc celui qui montre la voie.
- la partie inférieure de l'idéogramme : symbolise un pied, une action de marcher, de se rendre à, d'allers vers, le pas initiatique, rythmé par l'alternance du yin et du yang.
Il en ressort l'idée de voie, de soi-même en train d'avancer, de progresser.

Le chemin de la force c'est la souplesse

Voici quelques citations du maître Masamichi Noro fondateur du kinomichi (en 1979) à propos de la force et de la souplesse : j'espère que ça va vous toucher autant qu'ils m'ont touché.


« Il faut sentir le rythme de l'autre et pousser sur son souffle en y posant le sien, Ki Awase. De là vient la force d'une technique. C'est le kokyu. » 2007

« Il faut laisser passer le Ki. Le Ki donne la forme et la forme est l'habit du mouvement. » 2007

« La souplesse permet le passage de l'énergie. La souplesse est une qualité du corps mais aussi de l'esprit. Elle permet l'adaptation et elle crée l'ouverture vers une meilleure situation. » 2007

« Chaque moment et chaque personne possèdent son rythme et sa musicalité. Il faut l'écouter et l'entendre pour agir avec justesse. C'est cela saisir le Ki. C'est cela surtout que l'exprimer. La technique est l'outil pour ce travail. La souplesse prépare la force au sens oriental, à la fois souffle et énergie. » 2007

Katana : au peinge fin...

Symbole de la caste des samouraïs, le katana est une arme blanche courbe à un seul tranchant. de taille supérieure à 60 cm et d'un poids standard variant de 800 grammes à 1 300 grammes. Sa poignée (tsuka), suivant le climat politique, variait entre la largeur de deux ou trois mains. La tsuka se termine par une garde (tsuba) qui protège la main.

Le katana est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut (vers le bas si le porteur est un cavalier). Il se manie généralement à deux mains, mais certaines techniques, comme la célèbre technique à deux sabres de Musashi Miyamoto, ou des techniques impliquant l'utilisation du fourreau, supposent le maniement à une main.

Différents types d katana d' entrainement :
Pour l'entraînement au katana, on utilise cinq types de sabre d'entraînement :

* le iaitō :
réplique en métal (un alliage d'aluminium et de zinc), non tranchante, d'un katana; cette déclinaison du sabre japonais est l'outil d'entraînement de prédilection des pratiquants de iaidō .
* le bokken:
C'est un sabre en bois rigide ; il est une arme en soi (le célèbre samouraï Musashi Miyamoto a remporté son fameux duel contre Kojirō Sasaki avec un bokken improvisé en taillant une rame de la barque qui l'emmenait sur le lieu du duel). Il est utilisé par les pratiquants de iaidō pour des combats, et par les pratiquants d'aïkido et de kendo dans des katas.

* l
e suburitō,
C'est un sabre en bois rigide et lourd, destiné à s'entraîner aux coupes dans le vide (suburi) en se musclant ;



* le shinai :
Il est formé par des lamelles de bambou maintenues par une gaine de cuir; ce sabre permet de porter des frappes réelles sans danger, moyennant des protections corporelles, et est utilisé par les pratiquants du kendo.


* le shinken :
C'est est un katana authentique et aiguisé; il est utilisé principalement pour les coupes, comme dans le batto do et le tame shigiri, contre des cibles constituées de tatamis ou de nattes de pailles roulées. Les hauts gradés (5e dan ou plus) en kenjutsu et en iaidō les utilisent pour passer des examens ou certains katas.

Le Seppuku

Les origines :
Cette pratique, provient de Chine, elle était employée par les femmes afin de prouver qu’en n’étant pas enceinte, elles gardaient leurs vertus intacte.Au Japon, selon la légende, c’est Minamoto no Tametomo qui fût le premier a avoir commis la première éventration après avoir tenté un coup d’état contre la capitale.

Le Seppuku apparaît aussi à l’époque de Kamakura, dans une période de guerre où l’on tue et torture, il valait parfois mieux se tuer soi-même pour échapper à la souffrance et l’humiliation.

La valeur du geste:
Démontrer l’honneur, le courage, la loyauté, la sincérité et la volonté d’un samouraï. Un geste unique et radical, lourd de symbole et d’une grande valeur.

«Seppuku» , «Hara-kiri» et «jigai »:
les japonais ne l’emploient presque jamais l’expression «hara-kiri». Le mot est devenu à leurs lèvres vulgaire. On parle d’hara-kiri si le geste est pratiqué par les petits gens du peuple, par contre si ce sont les samouraïs qui se tranchent le ventre, on peut parler de seppuku.

Quant à l’étymologie du mot, c’est bien dans le « hara-kiri » que l’on va trouver une signification. En japonais, « hara » signifie « ventre ». Mais il est souvent employé pour parler du centre de gravité, le point d‘équilibre du corps, où sont concentrées les forces vitales.

Le «jigai» est le seppuku féminin, il porte un autre nom car les pratiques de cérémonies n’étaient pas les mêmes. La femme devait préalablement se nouait les jambes pour garder une attitude décente puis, elle se coupait la veine jugulaire avec un poignard (le tantô) qu’elle possédait toujours sur elle. Cette pratique était réservée aux femmes nobles et de samouraïs.

Les raisons du seppuku :
Il existe quatre grandes raisons de faire seppuku pour les samouraïs :

  • La défaite au combat : C’est le cas le plus connu, à la fin d’une bataille, plutôt que d’être capturé, le samouraï préfère se donner la mort lui-même. Ainsi il peut à la fois prouver son courage, et réparer l’échec de sa défaite. Il évite également, avec la torture, de livrer des secrets militaires de son clan.
  • Les remontrances: (KANSHI) Souvent pratiqué par les vassaux du shogun qui accompagnait leurs critiques au gouvernement par leur propres suicide.
  • La sanction pénale: (TSUMEBARA) Instituée par les shogun Tokugawa, elle permettait d’éviter l’exil ou la prison pour les sa mourais. A l’époque Edo, il y avait deux catégories de supplices, « les sublimes et les atroces. Les gens du commun étaient, selon la gravité de la faute, exposés au pilori, tatoués, fouettés, bannis et pour la peine de mort, décapités, brûlés ou crucifiés…Ces exécutions avaient lieu en public, alors que le tsumebara se déroulait en silence, à huit-clos.»
  • L’accompagnement dans la mort: (JUNSHI) Directement inspiré de la chine, cette pratique était la seule raison qui ne faisait pas suite à un échec. Lors de la mort de son seigneur, les samouraïs prouvaient leur fidélité et leur attachement en suivant leur maître dans la mort. Comme on peut l’imaginer, cette pratique causa la perte de nombreuse vie, un seppuku collectif pouvant rassembler jusqu'à 500 guerriers.
La fin d’une coutume:
La pratique du Junshi disparaît en 1663, interdite par le shogun actuel devant l’ampleur des pertes humaines. Quant au seppuku, à part quelque rares cas exceptionnels, la pratique disparaît à l’ère Meiji.

Seppuku : mode d'emploi :
Tout comme une pièce de théâtre classique, la pratique du seppuku nécessite une mise en scène. Toujours la même, c’est une sorte de cérémonie que l’on exécute selon des codes très précis. Les caractéristiques de ce rituel :

1) Les préparatifs avant l’exécution: Le condamné doit d’abord se vêtir d’un kimono blanc; s’il le souhaite, il peut écrire un poème, réciter des prières ou méditer derrière un paravent. Bien sûr, tout dépend de la situation du moment; par exemple sur le champ de bataille où le temps presse, le guerrier n’a pas le temps d’enfiler un costume, encore faut-il qu’il en est un, il peut donc se limiter à un discours ou un poème d’adieu.

2) La salle: Le plus souvent, on pratique le seppuku dans un endroit assez calme, généralement un sanctuaire. La taille de la salle va dépendre de l’importance du samouraï.

3)Le public: Le seppuku se pratique dans la majorité des cas, devant une assemblée restreinte de personnes, spectateurs et témoins, leur présence est indispensable.

4) Les acteurs: Deux acteurs pour cette mise en scène : Le héros (l’homme qui va se faire seppuku) et le personnage secondaire, tenu par l’assistant.

Avant l’exécution, le condamné doit choisir un Kaishaku, qui aura pour rôle de lui trancher la nuque une fois que celui-ci aura fini de s’éventrer. Le choix de l’assistant est généralement confié à des amis du condamné.

5) Les codes d’exécutions : Avec un poignard spécial, le Kusungobu, d’environ 25 centimètres,le condamné entoure sa lame d’un bout de tissu blanc,sans crier et en regardant toujours fixement droit devant,il l’introduit lentement sur le côté gauche de son abdomen dans l’axe du nombril, il fait une longue incision jusqu’a l’autre extrémité d’environ 15 à 20 centimètre,puis une deuxième incision de haut en bas pour former un X, enfin l’assistant décolle la tête d’un coup de sabre. Si le condamné n’a pas de Kaishaku alors, il doit laisser sortir ses intestins et se laisser mourir.

Les différents Kamae du Ken

Il existe cinq principales gardes ou kamae :

1- seigan no gamae : l'escrimeur est de face, le sabre pointé devant lui ; si l'on poursuit la courbe de la lame, la courbe passe entre les deux yeux de l'adversaire, le sabre est ainsi à une hauteur moyenne (chūdan) ; cette garde permet de frapper d'estoc (tsuki) ou bien de changer de garde pour effectuer une coupe (« armer » le coup) ;

2 - hassō-no-kamae : le sabre est tenu lame vers le haut, la poignée (tsuka) au niveau de l'épaule ; il est prêt à frapper en diagonale vers le bas (kesa giri) ;

3- jōdan no gamae : le sabre est tenu au-dessus de la tête (position haute, jōdan), lame pointant vers le haut, prêt à frapper de haut en bas (shōmen) ;

4- gedan no gamae : le sabre est tenu pointe en bas, la poignée au niveau du bassin (position basse, gedan), prêt à frapper en diagonale vers le haut (gyaku kesa giri).
  • pour la garde à gauche (hidari waki no gamae), le pied gauche est reculé, et du fait de la position des mains sur la poignée (tsuka), le poignet droit couvre le poignet gauche ;
  • pour la garde à droite (migi waki no gamae), le pied droit est reculé.
5- waki-no-kamae : le sabre est tenu horizontalement, au niveau du ventre, la pointe dirigée sur le côté ;

La Méditation

La méditation, c’est à la base le fait de "méditer", donc simplement de réfléchir. Mais aujourd’hui, avec les approches orientales, ce terme désigne les techniques pour se vider la tête, pour retrouver la quiétude.

Des scientifiques se sont penchés sur les effets de la méditation sur le cerveau. Grâce à des enregistrements par encéphalogramme, ils ont pu montrer chez des bouddhistes que cet état de conscience entraînait l’apparition d’ondes cérébrales équivalentes a celles d’un sommeil profond. D’autres études ont montré que les zones du cerveau responsables de la concentration éveillée étaient allumées. Ainsi le cerveau serait à la fois dans un état de repos extrême et de concentration très forte… un état paradoxal qui serait bénéfique.

Les vertus de la Méditation
Bien sûr, la première vertu de la méditation est de chasser le stress. Elle serait d’ailleurs l’un des moyens utilisés par les habitants d’Okinawa pour rester zen… et devenir centenaires ! La méditation a également un impact direct sur le corps. Ainsi, une étude a montré que la méditation pouvait doper le système immunitaire, permettant ainsi de limiter les infections. Une étude a montré les bienfaits de cette pratique pour le système cardiovasculaire : les "adeptes" de la méditation avaient une tension plus basse, un coeur plus lent, et leur profil lipidique était meilleur. Des vertus confirmées par des travaux américains.

Les différentes tehchniques de méditation

Il n’existe pas une mais plusieurs techniques de méditation. Chacune repose à peu près sur les mêmes bases. Parmi toutes les méthodes, signalons les suivantes :
·Bouddhique : cette technique codifiée n’a pas pour unique but une simple relaxation. La méditation quotidienne est un exercice pour atteindre la sagesse ;
·Zazen : cette méditation est un travail sur la posture et la respiration, apparentée à la méditation bouddhiste ;
·Transcendantale : celle-ci part du principe qu’il y a quatre niveaux de conscience : sensorielle (sentir notre environnent), de soi (de son corps), la conscience au sens strict (notre esprit) et la "conscience absolue", qui transcende toutes les autres. La méditation permettrait d’atteindre cet état ;
·Yoga : le Yoga n’est pas bien sûr uniquement une méthode de méditation. Mais cette pratique inclus des exercices similaires.

A vous de choisir la méthode que vous jugez la plus adaptée.

Des exercices faciles
Vous pouvez faire quelques exercices simples :
·D’abord, installez-vous dans un endroit calme, où vous ne serez pas dérangé ;
·Essayez de mettre une lumière douce (bougies) ;
·Installez-vous confortablement, assis;
·Fermez les yeux et, détendez-vous, écoutez votre respiration ;
·Essayez de visualiser une image ou pourquoi pas, regardez une reproduction de tableau qui vous parle ;
·D’autres techniques proposent de visualiser chaque partie de son corps, d’en prendre conscience les unes après les autres, en partant des pieds ;

Les techniques de relaxation peuvent-vous compléter la méditation, pour vous aider à vous détendre. L’idée et de ne pas penser au travail, aux contrariétés ou a des choses de votre quotidien. Essayer de rester dans cet état de calme un quart d’heure, chaque jour !

kiai en aïkido

Le mot "Kiai" désigne dans les arts martiaux, le cri de combat qui précède ou accompagne l'application d'une technique. Ce cri est utilisé notamment pour marquer une volonté d'action, ou bien pour perturber la concentration de l'adversaire.

Kiai (気合,) utilisé dans les budō est composé des kanjis :

* , qui se lit « ki » , et désigne l'énergie interne, l'âme, l'esprit, la volonté… ;
* , qui se lit « ai »(contraction de « awasu »), réunir.

Parfois vu à tort comme le « cri qui tue » des karatékas, il s'agit d'une « extension du ki », de l'extériorisation d'un « cri interne », du souffle-énergie (kokyu-ryokyu) dans une coupe, un mouvement martial. C'est la concentration de toute l'énergie du pratiquant dans un seul mouvement.

Maitre Suga Toshiro, lors d'une interview, a expliqué l'importance du kiai dans la pratique des arts martiaux. Il disait que
" Le kiaï est une respiration profonde. L'entendre permet d'évaluer une personne. Un kiaï correct est très probablement la marque d'un haut niveau parce qu'il est lié à une respiration juste. Martialement le kiaï est très important. Il sert à se donner du courage, à encourager ses compagnons, à effrayer ses adversaires, à rassembler son énergie, à évacuer la tension. Le kiaï est une vibration qui doit venir du seïka tanden. C'est très important de pouvoir faire des kiaï corrects. On dit qu'on pouvait entendre les kiaï de maître Ueshiba à deux kilomètres de distance. Sa voix était très particulière."

Comment améliorer son kiai?? Suga sensei recommande de travailler beaucoup les armes. "je fais deux mille suburi par jour avec un bokken d'un kilo. Lorsqu'on fait beaucoup de suburi avec une respiration superficielle cela a des conséquences néfastes donc j'y prête particulièrement attention et j'ai constaté une amélioration de mon kiaï" affirmait-il.

Echos du notre Uchi Deshi

Voilà-en images- les dernières nouvelles de notre "envoyée spéciale" Afef au kobayashi dojo : les images montrent bien que notre uchi deshi est encore vivante et elle résiste au régime intensif d'entrainement quotidien.

L'équilibrisme ou le management par l’aïkido

En mai 2009, notre dojo a organisé un séminaire sur "l'Aikido et le management" . Ce séminaire, qui a été animé par l'expert formteur Eric Hubler, avait pour objectif de faire découvrir aux managers les leviers essentiels du leadership et de la maîtrise de soi en s’inspirant des principes essentiels de l’aïkido.

Aujourd'hui, Eric Hubler, en collaboration avec l'expert Philip Blanc, publie son premier ouvrage intitulé "LʼÉquilibriste" qui résume toute son expérience professionnelle de consultant-formateur et ses trente ans de pratique des arts martiaux.

Pourquoi "LʼÉquilibriste" dirait-vous?
"Lʼéquilibre, ou plus précisément le maintien des équilibres personnels et professionnels, est au coeur de toutes les problématiques de ce début de XXIe siècle. Malheureusement, ce sont bien souvent les déséquilibres qui lʼemportent et font subir leurs effets tant à l’individu qu’à son environnement au sens large." nous expliquaient les auteurs.

Pour découvrir le contenu de cet ouvrage, vous pouvez consulter : http://www.lequilibriste.com/

Stage Hiroaki Kobayashi

La fédération tunisienne de Judo, organise le 22, 23 et 24 octobre 2010, un stage international d'aikido sous la direction du maitre japonais Hiroaki Kobayashi (6ème Dan Japan).

Hiroaki Kobayashi ?
Hiroaki Sensei est né en Novembre 1965 à Tokyo. Il a commencé sa carrière d'Aikido à un jeune âge sous la direction de son père. Il a étudié le chinois à l'université Takusoku à Tokyo. Il a également été à Taiwan pour étudier le chinois pendant un an et au Canada et aux États-Unis pour étudier l'anglais pendant 13 mois.

Hiroaki Sensei enseignait partout dans le monde, y compris l'Indonésie pendant deux ans en 1989-91, la Pologne pendant six mois en 1993, Hongrie, deux fois par an (camp de Pâques et de camp d'été), et le Royaume-Uni. Aussi une fois en Allemagne, la Finlande et la Suède. Hiroaki est actuellement vice-président de kobayashi dojo et chargé de la section de la formation des instructeurs.

Hiroaki a déjà été en Tunisie pour animer une journée porte ouverte d'aikido. C'était le 16 juin 2005 à la Marsa sous l'invitation des maitres Abdelaziz Boukhazna et Ramzi Bouslimi. Faut-il rappeler encore que le représentant officiel du kobayashi dojo en Tunisie est notre vénérable maitre Abdelaziz Boukhazna (5ème Dan).

Date & Lieu :
Du 22 Au 23 Octobre 2010
Salle federale cité des jeunes el Menzeh tunis

Horaires :
vendredi : de 18h30 a 20h
samedi : de 10h à 11h30
de 15H à 16H30
dimanche : de 10h à 12h

Frais de participation :
25 Dt



L'aikido s'apprend par le corps...

"Dans le budo véritable, vous ne vous exprimez pas en mots ou en écrits.

"Dieu ne donne pas ses faveurs
à ceux qui parlent trop"


C'est ce que O'Sensei disait. En général, les gens qui parlent beaucoup et écrivent de bon essais ne peuvent pas également être bon en aikido. Il est préférable de ne pas trop parler, mais d'apprendre avec le corps."

Certains apprennent grâce à leurs esprits en écoutant, tandis que d'autres apprennent avec leur corps en regardant. Mais le Fondateur disait toujours:

"Si vous montrez à quelqu'un la voie, 
vous devez d'abords le faire vous-même".

Par exemple, cela veut dire que vous ferez comprendre irimi en entrant derrière votre partenaire et non en le tirant vers votre propre corps. Ainsi, le Fondateur n'aimait pas trop parler. Mais sa vision philosophique est également importante.


Extrait de l'Interview de Morihiro Saito Sensei réalisé en mai 1999 par Franziska Roller et Miles Kessler.

Démonstration d'aikido

Voici une démonstration d'aïkido réalisée en 2001 par Alexander Oshach Sensei.

Le travail en suwari waza en question

Le terme suwari waza est un terme japonais (座技) désignant les techniques martiales pratiquées à genou. La notion est différente du "ne waza" qui sont également des techniques au sol, mais n'impliquant pas de déplacement (maîtrise de l'adversaire par immobilisation, strangulation ou luxation). En aïkido, c'est la pratique où les deux partenaires, uke (celui qui reçoit) et tori (celui qui fait la technique) sont au sol tous les deux et pratiquent toujours au sol, par opposition au taichi waza et au hanmi handachi waza.

Historiquement, les japonais vivent au sol, s'asseyant par terre. Assis signifie en fait à genoux, dans la position dite seiza lorsque le dessus du pied est au sol ou kiza lorsque l'on s'appuie sur les orteils. Le Japon médiéval était d’une grande violence. Afin de mettre un frein à cette violence et de permettre la vie en société, malgré cette nature violente du peuple japonais, le mode de vie à genoux s’est imposé. En effet, un homme est moins dangereux à genoux que debout. A la cour du Shogun, quand un homme se levait, il fallait qu’il dise pourquoi il le faisait. La guerre ne se fait pas à genoux, l’homme combat debout. Cependant, vivre à genoux au quotidien développe incontestablement certaines qualités. L’individu découvre très vite que pour se déplacer efficacement dans cette position il est indispensable qu’il respecte le principe de l’unité corporelle: il apprend à se mouvoir autour de l’axe vertébral par rotation de toute la masse du corps ainsi unifié.


De ce point de vue, il est incontestablement plus facile à l’homme de tricher quand il est debout, il peut alors aisément compenser une mauvaise unité corporelle par des mouvements indépendants des jambes. Voilà pourquoi, tout naturellement, O Sensei a jugé indispensable de construire la pratique de l’Aikido sur une préparation en suwari waza. L’étude des mouvements d’Aikido à genoux permet de prendre conscience plus rapidement des principes qu’il faudra ensuite appliquer debout. C’est une méthode d’étude utile à l’apprentissage. Mais il n’existe pas une corrélation exacte entre la position suwari waza et la position hanmi. Même si l’on peut travailler à genoux en étant légèrement de profil, on ne peut y parvenir dans les mêmes conditions qu’en tachi waza lorsqu’on est en hanmi.

De nos jours, en aïkido, la pratique à genou permet de travailler le renforcement des jambes (souplesse, musculature), ainsi que la posture (shisei). En effet, comme on ne peut plus se servir de ses jambes pour « passer en force », cette posture impose d'avoir un mouvement juste. Il convient cependant d'être prudent dans le travail à genoux, car il sollicite beaucoup les ligaments. Il faut donc faire attention à poser doucement ses genoux, et garder le poids du corps sur les talons. Le port d'un hakama en matière synthétique ou en soie facilite énormément ce travail, grâce à une moindre friction sur les tatami à couverture plastique et en offrant aux genoux une protection supplémentaire.

Comment utiliser le bokken

Le Bokken est la copie en bois du katana, l'épée japonaise traditionnelle, qui est d'habitude tenu avec deux mains et sert à couper ou transpercer. Avec le bokken, il est très important de trouver la bonne position "hanmi" et d’étudier comment obtenir "la position de triangle".

Pour l’apprentissage des principes d'unification de l’esprit et du corps à l'usage de bokken, maître, Tohei suggère cinq principes pour utiliser à un maximum la puissance, de de manière complètement détendue :

1-Tenir légèrement :
Pour vérifier ce principe, demandons à notre partenaire de venir devant nous et frapper notre bokkcn latéralement avec son bokken pour le déplacer et ouvrir un espace permettant de frapper notre tête. Si nous tenons notre bokken avec force, touché il se déplacera sans contrôle, et le partenaire pourra frapper notre tête. Si, au contraire nous le tenons légèrement, "Avec ki", immédiatement après avoir été frappé, notre bokken retrouvera sa position initiale rendant l’assaut subséquent impossible.

2-La pointe du bokken doit rester toujours calme :
La pointe de notre bokken est comme notre esprit. Si celui-ci est calme, notre esprit également. Il est utile de vérifier que la pointe du bokken s’arrête, calmement, après chaque mouvement et après chaque arrêt. Notre agitation ou le calme sont reflétés dans un miroir de notre esprit.

3-Utilise le poids du bokken:
Pour utiliser le bokken de manière complètement décontractée, il est important de ne pas ajouter de force à son mouvement, mais d’utiliser seulement son poids.

4-Etendre le ki constamment
Le bokken doit être considéré comme une prolongation du ou des bras, par où nous pouvons étendre le ki au delà de l'extrémité de bokken, comme dans l'examen pour étendre le ki.

5-Déplacer d’abord l’esprit, puis le bokken
Quand nous utilisons bokken pour frapper, nous devons premièrement couper aussi avec notre esprit dans la direction où, immédiatement après, nous couperons avec notre bokken. Nous devrions étendre premièrement l'esprit dans la direction puis nous nous déplacerons.

Horaires et Inscription

Les nouveaux horaires du dojo de la steg pour la saison 2010-2011 sont comme suit :

Horaires :
Cours de midi:
1- Lundi : 12h30 à 14h00
Entraineurs Kais MEJRI (2ème Dan)

2- Mardi
-Mercredi-Jeudi:12h30 à 14h00
Entraineurs : Riadh HLAL (4ème Dan)

Cours de soir :

Lundi-Mercredi-Vendredi : 18h00 à 19h30
Entraineurs Kais MEJRI (2ème Dan)


Cours pour enfants :
Samedi:
15h00 à 16h30
Dimanche : 10h00 à 11h30
Entraineurs : Riadh HLAL (4ème Dan)

Inscription:
- 2 photos
- copie de la C.I.N.
- Fiche de renseignement dûment remplie
- payement des frais annuels d'inscription:
- 70DT/an pour étudiants
- 120DT/an pour les non étudiants

Adresse & plan d'accès :
Complexe Sportif GAZELEC (Tennis Club)
Rue Ibn Charf -Cité les jardins mont plaisir- Tunis
(métro ligne2 - station « Les jardins »)