steven seagal Demonstration


Savoir Vendre l'aikido...

J'ai remarqué qu'il n' y a pas beaucoup de publicité audiovisuelle autour de l'aikido comme il en existe pour les autres arts martiaux tel que le judo, le karaté ou kung fu...

J'ai quand même trouvé sur le net un spot publicitaire (amateur) pour faire vendre l'aikido auprès des jeunes et moins jeunes... un produit américain bien sûr..

Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple..

"La technique doit se réaliser de manière spontanée, naturelle et évidente. Il ne s'agit pas d'exécuter des gestes ou des choses difficiles, il importe de faire sérieusement des choses faciles que tout le monde peut faire. Mais il est en fait difficile de découvrir cela, d'en prendre conscience et de s'en persuader. La technique n'est pas de faire des choses curieuses ou mystérieuses, et si parfois, elle parait mystérieuse, c'est qu'elle est trop naturelle et évidente. Pour accomplir la technique, il faut à la fois de la détermination et l'abandon de son corps ..."

Maître Seigo YAMAGUCHI

Application Bokken



Définition de l'aikido

Une définition originale de l'aikido :

l'aikido est un art martial qui
consiste à faire UN avec soi puis avec l'autre

à méditer...

La nature fait bien les chose...

Il faut parfois, revenir à la nature pour tirer des leçons, comprendre des principes, expliquer des phénomènes...

C'est le moment ou jamais :) contemplons cette séquence :



Conclusions :
1- il faut toujours garder le maaï (la bonne distance de sécurité);
2- devant une attaque, il faut garder l'esprit détaché ( bien gérer sa peur);
3- il faut choisir le moment opportun pour se défendre ou mener son attaque (Timing);
4- il ne faut jamais sous estimer l'adversaire;
5- Enfin, il faut prévenir le conflit et éviter d'avoir deux chats à la maison.



Sensei, sensei, sensei

On surfant sur le net, j'ai trouvé un blog intéressant où on peut se familiariser avec les grands maitres d'aïkido en altérnant entre textes et vidéos : à voir...

Patience...Perfection

La patience, voilà une qualité que devrait posséder bon nombre de pratiquants d'arts martiaux, que ce soit le débutantou gradé. Funakoshi Sensei (créateur du Karaté Shotokan et un des grands maîtres des arts martiaux) disait vers la fin de sa vie :

"je commence à sentir mon tsuki"...preuve de patience à quatre vingt ans passés...

Katsushika Hokusai racontait :

« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. »


L'uchi deshi

Voici un article que j'ai lu sur un blog d'aikido et que j'ai trouvé intéressant de le partager avec vous...


L'enseignement traditionnel comporte 3 niveaux :
1. On imite les anciens (uchi deshi), le maître (pédagogie du modèle)
2. Début de l'autonomie
3. Autonomie complète

Un kohaï (moins ancien) aide son sempaï (plus ancien), dans la réalisation des tâches du DOJO. On peut tout à fait être un consommateur dans un dojo, toutefois ce n'est pas la pratique la plus intéressante et on se trouve vite limité dans son évolution dans l'aïkido.
Dans aïkido, le « do » signifie développement de soi-même, donc la route vers l'autonomie...

Qu'est-ce qu'un Uchi Deshi :
L'UCHI DESHI est missionné par le maître. Il aide les nouveaux à comprendre le fonctionnement du DOJO. Progresser, avoir de l'ancienneté dans un DOJO, débouche sur davantage de devoirs que de droits.

Comment devenir Uchi Deshi ?
Pour cela il faut au minimum :
Venir régulièrement aux cours (l'uchi deshi n'est pas là pour donner son avis et sa version de l'aïkido mais pour apprendre d'une autre façon, redire avec ses mots, avec ses propres gestes, restructurer ce qu'il a appris de son maître). Son principal souci doit être la plus grande fidélité à l'enseignement du maître du dojo, qui lui fait confiance pour sa propre formation. Cette confiance n'est pas automatique, beaucoup de maîtres n'ont aucune confiance dans leurs uchi deshi. Si cet uchi deshi a une version personnelle de l'aïkido, il créer son propre dojo qu'il gérera en autonomie comme son maître actuel. Faire des stages : c'est confronter ses connaissances à d'autres (plus on est ignorant plus on se croit bon…)

Se comporter en uchi deshi.
Chacun doit prendre spontanément un certain nombre de pratiquants sous sa coupe et consacrer une partie du cours à les aider à comprendre l'enseignement du maître au lieu de travailler avec d'autres uchi deshi.

Le rôle de l'Ushi Deshi :
Le rôle d'un ushi deshi est d'apporter un relais à l'enseignement du professeur sans déformer le contenu technique et pédagogique (afin de ne pas faire un cours dans le cours), de re-formuler les connaissances qu'il a intégrées en direction des débutants, d'expliquer l'étiquette, les règles de comportements au dojo, éventuellement après un certain temps de pratique de commencer à enseigner sous la direction de son professeur.
Ce parcours est très riche et formateur et représente une étape incontournable dans l'apprentissage de l'aikido.
A la fin du cours, reprendre certaines parties du cours avec les kohaï, en discuter avec eux. Voir en quoi il peuvent aussi commencer à être des uchi deshi, c'est à dire commencer à accomplir des tâches. Expliquer qu'un pratiquant d'aïkido, en plus du tatami, œuvre pour le dojo, accomplit des tâches qui font partie de sa formation. Compte tenu des questions posées, des comportements parfois surprenants, et des distorsions apportées par le débutant (kohaï), l'uchi deshi prend conscience de ses manques, de ses propres distorsions. Une transmission fidèle de l'enseignement du maître est indispensable et permet d'établir des repères. L'uchi deshi apprend ainsi d'une autre manière. C'est cela l'enseignement traditionnel, c'est un enseignement personnalisé d'individu à individu. Ainsi le maître à une relation particulière et différente avec chacun de ses élèves et n'aura pas les mêmes exigences selon la compétence et la confiance qu'il met en eux.

Etre un haut gradé en Aïkido = plus de responsabilité.
Quel confort de ne pas être élevé dans la hiérarchie du dojo... Pourtant dès le 2ème jour de pratique vous avez un statut de sempaï, non seulement vous pouvez mais vous devez aider celui qui a un jour de moins, vous commencez à enseigner ainsi l'aïkido. Ceux qui après tant d'années refusent d'enseigner, attendent d'avoir le niveau, démontrent simplement qu'ils n'ont pas compris la première leçon du Sempaïa, « sempaï / kohaï ». Le plus ancien démarre le cours si le senseï est absent, en retard ou occupé, c'est le rôle d'un uchi deshi. Le senseï très souvent teste.

Le terme qui désigne le pratiquant débutant est « monteï, monka... » : « l'élève qui est devant la porte du maître et qui demande à entrer, que le maître lui enseigne... ».
La relation sempaï / kohaï en est la première leçon. Comme un apprenti sollicite de la part de l'artisan, de l'homme de l'art, de le prendre en apprentissage. Comme un client demande à une entreprise, un artisan de travailler pour lui. A l'image aussi des grands artistes qui acceptent de prendre un élève, le refuse ou le répudie ; une entreprise, un artisan de même… Le sempaïa est l'étude dès le début de l'autonomie. Le premier test est donc l'honnêteté du pratiquant, sa capacité à se remettre en question lorsqu'il se trompe. Certains pratiquants pensent bien faire, ils donnent une foule de détails et de savoirs que le débutant est incapable de maîtriser dans le temps imparti, enseignements incohérents car souvent ces gens-là, même au bout de quelques années, ne maîtrisent pas ce qu'ils disent. Résultat : ils démolissent le cours du professeur.

Le respect du professeur et de son enseignement n'est pas uniquement le salut à la japonaise, mais aussi la fidélité, surtout à l'enseignement qui est prodigué, même si c'est un élève uchi deshi qui fait le cours... Lorsqu'on n'est pas d'accord, qu'on n'adhère pas, on quitte le tatami, ou le dojo si le désaccord est plus grave. Car un dojo n'est pas une secte, le pratiquant est libre à chaque instant de partir, c'est sa liberté, comme il est de la liberté du professeur d'accepter ou de refuser un élève... On peut avoir une approche, un avis différent, dans ce cas on crée son propre dojo et on développe son propre enseignement.

Rencontre avec Mbarek Alaoui Sensei


Profitant de ma visite au Maroc, je me suis rendu au club d'aikido le plus ancien du maroc : Celui du maître Mbarek Alaoui (8ème Dan Aikikai) un homme qui qui a donné énormément à l'aikido marocain, maghrébin et arabe...

Sensei Mbarek m'a réservé un accueil chaleureux digne d'un Grand maître. Sa sympathie, gentiellesse et bienveillance m'ont touché directement au cœur et j'espère le voir parmi nous prochainement pour animer un stage international d'envergure.

Merci maître...



kote gaeshi

Kote Gaeshi est une technique de projection (NAGE WAZA) qui signifie littéralement en japonais "Petite torsion du poignet". Elle est l’application du principe de Nikyo (note que la saisie du poignet et la torsion sont les mêmes que celle de la technique nikyo).

La projection dans Kote Gaeshi s’effectue par le contôle du centre du partenaire et son déséquilibre par l’intermédiare de la torsion du l’articulation du poignet addionnée de celle du coude. Quoique il existe plusieurs manières de tordre le poignet, il est souvent conseillé d'effectuer la torsion dans le sens naturel de l'articulation.



Sur Aihanmi katate dori, il existe plusieurs formes de kote gaeshi. Exemple :

Plier son Keiko-Gi

J'ai remarqué que plusieurs aikidokas trouvent de la difficulté à plier leurs kimonos (le mot keiko-gi est plus approprié). Alors, voici un petit schéma pour simplifier la tâche :

Coupes avec le Katana

Avant d’accepter sa nouvelle lame tout bon samouraï soumettait celle ci à différentes épreuves dont l’épreuve de coupe. Epoque médiévale oblige, on utilisait alors des cadavres de criminels ou d’ennemis(voir même des condamnés à mort) pour effectuer des coupes définies selon un critère de difficultés croissantes. On avait attribué aux 16 coupes répertoriées un nom plus ou moins imagé :


1 Ryo kumara signifiant les deux roues, la plus difficile qui allait d’une hanche à l’autre.
2 Tai tai signifiant très fort.
3 Karigane signifiant oie sauvage.
4 Chiwari signifiant tranche poitrine.
5 O-kesa signifiant la robe du prêtre.
6 Kami-tatewari signifiant coupe verticale par le haut.
7 Wakige signifiant les aisselles.
8 Kurumasaki signifiant le bout de la rue.
9 Suritsuke signifiant la friction.
10 Shimo-tatewari signifiant coupe verticale par le bas.
11 San-no-do signifiant troisième taille au corps.
12 Ni-do-to signifiant deuxième taille au corps.
13 Ichi-no-do signifiant première taille de corps.
14 Ko-kesa signifiant petite robe de prêtre.
15 Tabigata signifiant coupe basse.
16 Sodesuri signifiant coupe manche.

Source : http://www.lebujutsu.net/

Dojo STEG

Un nouveau dojo vient d'ouvrir ses portes à Mont Plaisir et plus précisément aux locaux de l'association sportive de la STEG sise à Barthou. Le club -d'accès facile- se trouve au milieu d'un cartier résidentiel et administratif tout juste derrière la station de métro "les jardins" de la ligne 2 vers l'Ariana

(voir schéma ci-contre).

Il y a lieu de rappeler que le complexe sportif de la STEG à Barthou compte parmi les rares espaces sportifs "privés" où les terrains, les salles de sport, les espaces verts, les commodités n'en manquent pas... et d'une qualité professionnelle d'ailleurs. Plusieurs activités sont assurées par l'association responsable de ce complexe sportif (et d'autres complexes aussi) tels que le tennis, la musculation, le hand-ball, le basket-ball, le foot-ball, l'aérobique, le fitness, etc.. enfin il y a du TOUT sauf de l'aïkido. Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui car depuis un mois déjà- par un appui de la direction générale et du pdg lui même- le dojo de la STEG accueille une dizaine d'aikidokas passionnés.
Faut-il rappeler que le PDG de la STEG Mr. Othman Ben Arfa est un grand passionné de l'aikido et un "ancien"pratiquant chez Me Ahmed Touati et Me Noro fondateur du Kinomichi. Mr. Ben Arfaa a lui même veillé à ce que cette discipline soit introduite parmi les activités sportives de la STEG.

Le dojo est ouvert non seulement au personnel de la STEG mais aussi à toute personne désirant pratiquer cet art martial. Les frais d'inscriptions sont symboliques pour ne pas dire dérisoires (40 DT/an) et les horaires pour le moment sont comme suit :
mardi-jeudi-Samedi : de 13h00 à 14h30



L'Aikido appliqué au management

L'aïkido est, certes, un art martial qui vise avant tout à se défendre contre des agressions touchant notre intégrité physiques. Il s'inscrit dans le ligne des BUJUTSU (Techniques guerrières ou voie de la guerre) développés depuis la nuit des temps par les guerriers japonais.

Mais cette martialité incontestée qui inspire violence, bestialité et cruauté a été enveloppée - notamment depuis 1868 sous l'influence de l'empereur Meiji qui a supprimé la caste guerrière des samouraïs- a été enveloppée par un fonds culturel et spirituel qui a redonné à ces techniques une certaine humanité et noblesse d'où parle-t-on d'ARTS martiaux et de BUDO (art de la paix ou voie martiale) plutôt que de Bujutsu.

Les techniques guerrières sont devenues donc un support pour transmettre un savoir-faire, une certaine éthique et une philosophie de vie. L'aïkido constitue à ce titre l'art martial le plus représentatif de cette évolution en raison de l'absence de compétition dans son système.

C'est dans cette perspective également que plusieurs occidentaux passionnés à la fois des arts martiaux traditionnels japonais et du management moderne ont essayé de faire le mariage entre ses deux genres de connaissances : Ils affirment qu'on peut apprendre à diriger, à gérer les conflits, à gérer son stress, à communiquer simplement par la rééducation du corps à travers une pratique martiale.

Voici un bref aperçu :

Travailler dans la joie

L'Aïkido, au travers des techniques martiales, est une quête de soi. Le but n'est pas de détruire l'autre, mais de se réaliser en apprenant à se connaître soi-même. Sur le tapis, il retrouve des gens de tous les âges et de tous les milieux dans une ambiance agréable et détendue.

L'aikido répond à l’invitation de Confucius de vivre la joie de l’étude, le plaisir de la rencontre et le bonheur du partage « avec l’ami qui vient de loin ». O sensei disait qu'il faut travailler dans la joie"... et rien ne vaut une preuve que ces photos :



Stage Aikido de Nebi Vural

La federation tunisienne de judo organise le 25 26 & 27 avril prochain un stage d'aikido sous la direction du maître français Nebi Vural (6ème Dan).

Nebi Vural est né le 29 septembre 1951 à Çıldır / Turquie. Il débute l’étude des arts martiaux à l’age de 15 ans, puis il commence la pratique de l’aïkido en 1973 sous la direction de Maître Nobuyoshi TAMURA. Très proche des experts japonais et élève assidu et dévoué de Maître Nobuyoshi TAMURA, il est le modèle du parfait disciple, respectueux de l’étiquette. Il est actuellement CEN (Chargé d’Enseignement National) à la FFAB et directeur technique de l’Organisation Eurasia Aikido. Il se déplace aujourd’hui toutes les semaines pour promouvoir l’Aikido dans le monde entier et continue d’assurer deux jours par semaine les cours dans son club de Blois.

Le stage aura lieu a Sousse et les tarifs de participations sont à 30 DT la personne.

Stage d'Aikido Shodokan


Un stage d'aikido shodokan aura lieu le 26 et 27 Avril 2008 à la salle municipale de la cité Olympique à El menzah. le stage, organisé par Monsieur Chekib Chakroun en collaboration avec la fédération tunisienne de judo, sera dirigé par Maître Satoru Tsuchiya (5ème dan).

Les horaires du stage sont comme suit :
- Le samedi 26 avril : de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h00
- Le dimache 27 avril : de 9h00 à 12h30

Pour les tarifs, ils s'élèvent à 20 DT par personne.

Brève histoire de l'aikido Shodokan:
Le shodokan est une école d'aïkido qui a été fondée par maître Kenji Tomiki (1900-1979). Tomiki était un élève de Jigoro Kano, le fondateur du Judo Kodokan et de Morihei Ueshiba, le fondateur de l'aïkido. Le Shodokan réunit les techniques de l'aïkido et la structure didactique que Jigoro Kano utilise pour l'enseignement du Judo. Il est enseigné à l'heure actuelle au Japon ainsi que dans de nombreux pays du Monde.
Les différences principales entre le système Shodokan et l'aïkido traditionnel sont :
* la pratique des compétitions ;
* l'apprentissage d'enchaînement de kata ;
* l'absence de hakama.
Symbôle du Shodokan
Kenji Tomiki : le fondateur du shodokan :
Kenji Tomiki Shihan a étudié en prmier lieu le judo et a reçu le 1er dan du Kodokan en 1919. En tant que judoka, il a été séduit par le système d'apprentissage structuré, ainsi que par l'utilité du combat sportif (randori shiai). En 1927, il a été présenté à Morihei Ueshiba et participait aux cours dans le dojo de ce dernier. Il l'a suivi à Tokyo en 1934. Lorsqu'en 1940, Ueshiba introduisait le système kyu/dan, il a promu Tomiki en tant que premier détenteur du 8e dan.

Tomiki profita de son expérience approfondie du judo pour développer un système de compétition pour l'aïkido (aikirandori-ho). Il a a maintenu l'introduction de l'aïkirandori-ho, malgré les critiques de certains élèves d'Ueshiba. Il était encouragé par Jigoro Kano qui lui avait déjà intégré deux grands groupes traditionnels de techniques d'autodéfense (nage waza — techniques de projection et gatame waza — techniques d'immobilisation) dans un système de compétition. Tomiki avait pour but d'adapter les deux groupes restants, soit atemi waza (techniques de frappe) et kansetsu waza (techniques sur les articulations) de la même manière. L'aïkirandori-ho devait être établi comme la troisième discipline de compétition au Japon, après le kendo et le judo.

Selon l'avis de Tomiki, la compétition est bel et bien compatible avec la philosophie de l'aïkido. Le terme japonais pour « compétition », randori shiai, ne signifie pas « confrontation », mais plutôt « entraînement libre pour progresser ensemble ».

Les Compétition
s dans le style shodokan:
Il existe trois disciplines de compétition :

1. Embu kata. Ce concours consiste en la présentation d'une suite prédéfinie de mouvements par deux personnes, qui est notée par 3 ou 5 arbitres. Alternativement, le système « K.-O. » peut être utilisé, où deux équipes se présentent en parallèle. Les arbitres décident alors, quelle équipe passe au tour suivant.

2. Tento randori. C'est la discipline classique de l'aïkirandori-ho. Un compétiteur (tento) est armé d'un couteau en mousse, l'autre (toshu) n'est pas armé. tento essaye de toucher toshu avec son couteau, alors que toshu de son côté essaye d'éviter les attaques et d'appliquer une technique pour faire chuter tento. Les arbitres comptabilisent les touches de tento et les techniques réussies de toshu. Le combat se déroule en deux mi-temps de 90 secondes chacune ; à la fin de la première mi-temps les rôles sont intervertis. Est déclaré vainqueur la personne qui a obtenu le plus grand nombre de points à la fin du combat. Il existe également des compétitions par équipes selon ce modèle.

3. kongo dentai sen. Il s'agit d'un concours par équipes introduit en 1999 qui réunit plusieurs aspects de l'entraînement. Dans un premier temps, deux équipes de deux présentent simultanément les 17 techniques de base du shodokan. Deux autres équipes présentent 16 techniques prédéfinies d'autodéfense. Ensuite ont lieu trois disciplines de combat différentes: tento taisabaki (évitement d'attaques au couteau), toshu randori (combat à mains nues) et tento randori. L'équipe ayant obtenu le plus grand nombre de points est déclarée vainqueur et avance d'un tour.

Pour approfondir consultez :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Shodokan

Stage René Trogon

La fédération tunisienne du judo - section aikido - organise ce 28-29-30 mars 2008 prochain un stage d'aikido. Le stage se déroulera dans la maison des jeunes de la Marsa sous la direction du maître français René Trongon (6ème Dan aikido).

Les cours seront comme suit :

- Le vendredi 28/03/2008 : de 17h à 19h
- Le samedi 29/03/2008 : de 10h à 12h et de 16h à 18h
- Le dimanche 30/03/2008 : de 10h à 11h:30 et de 12h à 13h:30

Les frais de participation sont à :
- 20DT pour les adultes
- 15 DT pour les enfants et femmes.

L'Aïkido et le "ki"

Qu'est-ce que le KI?
Le Ki désigne l’énergie vitale qui circule dans le corps de tout être vivant. Son trajet dans le corps suit les méridiens d’acupuncture, identifiés depuis 4000 ans par la médecine chinoise. L’idéogramme japonais « Ki » se retrouve dans « aïkido ». En chinois, c’est le même idéogramme, écrit « Qi » comme dans « Qi gong », et prononcé « t’chi ». En matière de santé, on le trouve plus souvent écrit "Qi". Les médecins de la Chine ancienne ont constaté que la santé de chaque individu dépend de la bonne circulation de l’énergie vitale dans le corps et des ses 2 polarités, le Yin et le Yang. C’est le principe de base de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Dans l’ayurveda, pratique de santé originaire d’Inde, on retrouve l’énergie vitale sous le terme « prana ». A noter que l'occident a aussi son terme, l'orgone, appellation donnée par le Dr W. Reich.

Selon Maître Ueshiba, le "ki" est :

"la source de la créativité exprimée dans la forme du yin et du yang(Lao tzu), la plénitude vitale de la vie (Huaninan-tzu), le courage provenant de la rectitude morale (Mencius), la force divine qui pénètre toutes choses (Kuan-tzu)."

Dans ce court extrait, le Grand maître de l'aïkido établit un lien avec la pensée d'autres maîtres spirituels. Il ramène ainsi l'idée que plusieurs éléments semblent communs à toutes les voies. Que l'on parle de "ki", d'énergie divine ou de la force du champ, ces termes décrivent une puissance invisible à laquelle il faut s'accorder pour vivre en harmonie et rétablir l'équilibre lorsqu'un conflit existe.

Ciruculation du ki dans le corps:
Selon la médecine chinoise, le Qi dans le corps humain n’est pas constant : il circule et est alimenté régulièrement par les apports externes (nourriture, boisson, air, soleil). Il dépend aussi du potentiel interne de chaque individu.

Le Qi qui circule dans le corps est, selon les Classiques chinois, formés notamment du « Qi originel », donné à la naissance par ses parents, puis de l'énergie nourricière ou "ying Qi" qui provient des aliments et de la respiration. Deux autres types de Qi interviennent : le "Shen Qi" ou énergie psychique, puisque le corps n'est pas séparé de l'esprit, et le "Wei Qi" ou énergie de défense qui régit notamment les fonctions immunitaires.

Les caractéristiques de l'énergie de chacun diffèrent beaucoup d'un individu à l'autre. Chaque personne répond donc à un « profil énergétique » ou tempérament spécifique, décrit par la Médecine traditionnelle chinoise.

S'entraîner et se sensibiliser à la perception du ki est la base pour atteindre la santé, objectif premier de l'aikido. Le kokyuo-ho, ou art du souffle/énergie, est l'élément qui structure la méthode, dans la mesure où mobiliser et renforcer son énergie est une pratique qui se retrouve, de façon explicite ou implicite, dans toutes les techniques de l'aikido.L'aikido, composé de différentes exercices et techniques, vise à augmenter les capacités physiques et permet de développer de façon optimale le dynamisme naturel du corps humain. Ce dynamisme se construit par la sensibilisation progressive au ki et par sa circulation dans le corps. Pour faire circuler le ki dans le corps il faut faire fonctionner chaque articulation de façon optimale.

La définition de l'articulation dans la conception sino-japonaise est spécifique. Au-delà des articulations traditionnelles (poignet, cheville, coude, genou, épaule, hanche, etc.), sont aussi inclus le bas ventre, le nombril, le plexus solaire, la poitrine et la partie inférieure de la gorge. Ces parties mobiles du corps, que l'on peut dénommer articulations « techniques », sont des sièges d'énergie dans lesquelles se développe une force considérable. Ainsi, il est non seulement nécessaire d'augmenter le nombre d'articulations techniques, mais aussi d'augmenter la fonctionnalité de chacune d'entre elles. Il faut développer toutes les articulations de façon à ce que chacune devienne siège d'énergie. Cela comporte un plus grand dynamisme corporel.

En faisant de façon intense les exercices étudiés pour accroître la santé on accède automatiquement à l'efficacité, au sens technique du terme, utilisant le ki lors des combats, mais aussi au sens physique, augmentant son bien-être. Chaque élève peut ainsi moduler l'intensité de sa pratique selon ses propres objectifs.