Une petite démonstration avec le Jo (bâton) que vous allez certainement apprécier...
Un match de ping pong...
Laissez l'aikido du côté pour ce week-end, et venant suivre ce match de ping-pong saisissant...
Plier son Hakama...
Le mois de l'Aiki-Jo
J'ai profité de l'occasion du mois de Ramadan, pour consacrer toutes les séances d'entrainement de ce mois à l'étude des armes en aikido. L'entrainement est principalement orienté vers l'étude du Jo (baton) qui est composé- comme vous le savez certainement- de plusieurs formes de travail dont notamment:
- Les 20 Jo Suburi (frappes),
- Les 8 Jo Awase,
- Les 10 Kumijo et les 10 Sinkumijo,
- les Jo kata (kata 13, 22, 31...)
- Les jodori.
Le Dojo de boumhel a été érigé il y a déjà une année et les horaires pendant ce mois de ramadan sont : Lundi, Mercredi et Vendredi de 18h à 19h. Pour nous rejoindre, rendez-vous à cette adresse : 20 Avenue 7 novembre, Cité Essalem Boumhel - Tel : 98 997 309 - 98 928 040
Il y a lieu de rappeler que l'Aiki-Jo fut développé par Morihei UESHIBA dans son dojo d'Iwama en même temps que l'Aïkiken (sabre). Il a été développé à partir de l’art de la lance Hozoïn que le fondateur avait étudié avec Sokaku TAKEDA . De plus il était un expert militaire en Jukenjutsu (baïonette). Etudier l’Aïki-Jo n’est donc pas étudier le maniement du bâton mais le maniement d’un ensemble d’armes que le fondateur avait étudié et adapté aux principes de l’Aïkido.
L'essentiel du programme d'apprentissage de l’L’Aiki-Jo fut structuré par Morihiro SAITO, un des élèves les plus dévoués d'O’Sensei. L’Aiki-Jo lui à été transmis de manière traditionnelle dans une pratique à deux de maître à disciple. Ce type d’enseignement n’étant pas adapté à un groupe d’élèves il décida de le modifier et en fit un système complet d'exercices permettant à l'Aïki-Jo une diffusion équivalente à l'Aïkido et de le faire reconnaître comme partie intégrante de celui-ci.
Quelques vidéos pour se régaler :
Stage d'aikido
La fédération tunisienne de judo organise ce samedi 26 et dimanche 27 juillet un stage d'aikido suivi d'un passage de grade pour les ceintures noire (shodan, nidan, sandan).
Le stage sera animé par maître Hamid Salam (6ème Dan) et maître Ahmed Makhloufi (5ème Dan).
Photos du stage Mbrek Alaoui sensei en Libye
Un stage maghrébin d'aikido s'est tenu du 4 au 7 juillet 2008 en Libye sous la direction du maître marocain M'barek Alaoui. Environ 150 d'aïkidokas venus d'Égypte, du Maroc, de la Tunisie, de l'Algérie et de la Libye se sont réunis pour partager le même plaisir celui de l'aïkido. L'ambiance était familiale et chaleureuse.Malgré son âge plus ou moins avancé (69 ans), Maitre Alaoui continue inlassablement de promouvoir l'aïkido au Maroc, aux seins des pays de Maghreb et dans le monde à travers les stages qu'il organise tous les ans. Maître Aloaui est actuellement 8ème dan Aikido, 2ème dan judo, 2ème dan laido et 2ème dan kendo.
Affiche du stage
maître Alaoui (à droite) recevantun cadeau à la fin du sémianaire
Maître Naceur Rouibah (6ème Dan)en train d'animer la cérémonie de clôture
Maitre Hamid Salam (6ème Dan) :toujours cette bienveillance et élégance du geste.
maitre Garbouz (5ème Dan) :un dinosaures d'aïkido en voie de disparition !!!
Les enfants- futurs messagers de l'aïkido- : les plus gâtés du stage
L'équipe tunisienne qui a représenté la Tunisie au stage
Un beau souvenir : T-shirt sur lequel des autographes desgrands maîtres présents au stage (kais mejri sur la photo)
Videos du Stage Mbarek Alaoui sensei en lybie
Maître Alaoui avec Aît Jamal (5ème Dan) comme Uke
Irimi spectaculaire exécutée par Aît Jamal
Aucune excuse pour ne pas chuter correctement
Les chutes sont indispensables pour progresser dans la pratique de l'aikido. On dit même qu'il est plus important d'apprendre à chuter que d'exécuter les techniques dans la mesure où il est nécessaire de sentir le jeux d'équilibre et de déséquilibre pour pouvoir le reproduire. Toutefois, pour un débutant, ce qui semble facile et anodin n'est pas toujours le cas : c'est pour cela je vous ai choisi deux séquences vidéos présentant les fautes à ne pas faire lors de l'exécution d'une chute.
1- Ushiro Ukemi (chute arrière):
2- Mae Ukemi :(chute avant)
Tai Sabaki
Tai sabaki signifie en japonais "déplacement (sabaki)du corps (tai)". Il s'agit d'un déplacement effectué en vue de créer une situation plus favorable à Tori (l'attaqué) pour occuper le centre de Uke (l'attaquant.
Tai sabaki et Tenkan sont les premiers exercices qu'on commence à apprendre en aikido. s'ils sont purement des techniques de déplacements, je pense qu'il faut les considérer également comme des techniques à part entière (comme ikkyo, nikkyo ...) compte tenu de l'objectif premier de l'aikido à savoir de déstabiliser l'agresseur (physiquement et mentalement), éviter ses attaques et dissuader Uke à user de la force.
Tai sabaki et Tenkan sont les premiers exercices qu'on commence à apprendre en aikido. s'ils sont purement des techniques de déplacements, je pense qu'il faut les considérer également comme des techniques à part entière (comme ikkyo, nikkyo ...) compte tenu de l'objectif premier de l'aikido à savoir de déstabiliser l'agresseur (physiquement et mentalement), éviter ses attaques et dissuader Uke à user de la force.
Ceci dit, il est impératif dans la pratique de l'aikido de réserver un temps suffisant pour le travail des déplacements. Pour vous aider à mieux le faire, je vous ai choisi quelques exercices intéressants qui alternent Taisabaki et travail de ken:
Savoir Vendre l'aikido...
J'ai remarqué qu'il n' y a pas beaucoup de publicité audiovisuelle autour de l'aikido comme il en existe pour les autres arts martiaux tel que le judo, le karaté ou kung fu...
J'ai quand même trouvé sur le net un spot publicitaire (amateur) pour faire vendre l'aikido auprès des jeunes et moins jeunes... un produit américain bien sûr..
J'ai quand même trouvé sur le net un spot publicitaire (amateur) pour faire vendre l'aikido auprès des jeunes et moins jeunes... un produit américain bien sûr..
Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple..
"La technique doit se réaliser de manière spontanée, naturelle et évidente. Il ne s'agit pas d'exécuter des gestes ou des choses difficiles, il importe de faire sérieusement des choses faciles que tout le monde peut faire. Mais il est en fait difficile de découvrir cela, d'en prendre conscience et de s'en persuader. La technique n'est pas de faire des choses curieuses ou mystérieuses, et si parfois, elle parait mystérieuse, c'est qu'elle est trop naturelle et évidente. Pour accomplir la technique, il faut à la fois de la détermination et l'abandon de son corps ..."
Maître Seigo YAMAGUCHI
Définition de l'aikido
Une définition originale de l'aikido :
l'aikido est un art martial qui
consiste à faire UN avec soi puis avec l'autre
à méditer...
La nature fait bien les chose...
Il faut parfois, revenir à la nature pour tirer des leçons, comprendre des principes, expliquer des phénomènes...
C'est le moment ou jamais :) contemplons cette séquence :
C'est le moment ou jamais :) contemplons cette séquence :
Conclusions :
1- il faut toujours garder le maaï (la bonne distance de sécurité);
2- devant une attaque, il faut garder l'esprit détaché ( bien gérer sa peur);
1- il faut toujours garder le maaï (la bonne distance de sécurité);
2- devant une attaque, il faut garder l'esprit détaché ( bien gérer sa peur);
3- il faut choisir le moment opportun pour se défendre ou mener son attaque (Timing);
4- il ne faut jamais sous estimer l'adversaire;
5- Enfin, il faut prévenir le conflit et éviter d'avoir deux chats à la maison.
4- il ne faut jamais sous estimer l'adversaire;
5- Enfin, il faut prévenir le conflit et éviter d'avoir deux chats à la maison.
Sensei, sensei, sensei
On surfant sur le net, j'ai trouvé un blog intéressant où on peut se familiariser avec les grands maitres d'aïkido en altérnant entre textes et vidéos : à voir...
Patience...Perfection
La patience, voilà une qualité que devrait posséder bon nombre de pratiquants d'arts martiaux, que ce soit le débutantou gradé. Funakoshi Sensei (créateur du Karaté Shotokan et un des grands maîtres des arts martiaux) disait vers la fin de sa vie :
"je commence à sentir mon tsuki"...preuve de patience à quatre vingt ans passés...
Katsushika Hokusai racontait :
« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. »
"je commence à sentir mon tsuki"...preuve de patience à quatre vingt ans passés...
Katsushika Hokusai racontait :
« Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. »
L'uchi deshi
Voici un article que j'ai lu sur un blog d'aikido et que j'ai trouvé intéressant de le partager avec vous...
L'enseignement traditionnel comporte 3 niveaux :
1. On imite les anciens (uchi deshi), le maître (pédagogie du modèle)
2. Début de l'autonomie
3. Autonomie complète
Un kohaï (moins ancien) aide son sempaï (plus ancien), dans la réalisation des tâches du DOJO. On peut tout à fait être un consommateur dans un dojo, toutefois ce n'est pas la pratique la plus intéressante et on se trouve vite limité dans son évolution dans l'aïkido.
Dans aïkido, le « do » signifie développement de soi-même, donc la route vers l'autonomie...
Qu'est-ce qu'un Uchi Deshi :
L'UCHI DESHI est missionné par le maître. Il aide les nouveaux à comprendre le fonctionnement du DOJO. Progresser, avoir de l'ancienneté dans un DOJO, débouche sur davantage de devoirs que de droits.
Comment devenir Uchi Deshi ?
Pour cela il faut au minimum :
Venir régulièrement aux cours (l'uchi deshi n'est pas là pour donner son avis et sa version de l'aïkido mais pour apprendre d'une autre façon, redire avec ses mots, avec ses propres gestes, restructurer ce qu'il a appris de son maître). Son principal souci doit être la plus grande fidélité à l'enseignement du maître du dojo, qui lui fait confiance pour sa propre formation. Cette confiance n'est pas automatique, beaucoup de maîtres n'ont aucune confiance dans leurs uchi deshi. Si cet uchi deshi a une version personnelle de l'aïkido, il créer son propre dojo qu'il gérera en autonomie comme son maître actuel. Faire des stages : c'est confronter ses connaissances à d'autres (plus on est ignorant plus on se croit bon…)
Se comporter en uchi deshi.
Chacun doit prendre spontanément un certain nombre de pratiquants sous sa coupe et consacrer une partie du cours à les aider à comprendre l'enseignement du maître au lieu de travailler avec d'autres uchi deshi.
Le rôle de l'Ushi Deshi :
Le rôle d'un ushi deshi est d'apporter un relais à l'enseignement du professeur sans déformer le contenu technique et pédagogique (afin de ne pas faire un cours dans le cours), de re-formuler les connaissances qu'il a intégrées en direction des débutants, d'expliquer l'étiquette, les règles de comportements au dojo, éventuellement après un certain temps de pratique de commencer à enseigner sous la direction de son professeur.
Ce parcours est très riche et formateur et représente une étape incontournable dans l'apprentissage de l'aikido.
A la fin du cours, reprendre certaines parties du cours avec les kohaï, en discuter avec eux. Voir en quoi il peuvent aussi commencer à être des uchi deshi, c'est à dire commencer à accomplir des tâches. Expliquer qu'un pratiquant d'aïkido, en plus du tatami, œuvre pour le dojo, accomplit des tâches qui font partie de sa formation. Compte tenu des questions posées, des comportements parfois surprenants, et des distorsions apportées par le débutant (kohaï), l'uchi deshi prend conscience de ses manques, de ses propres distorsions. Une transmission fidèle de l'enseignement du maître est indispensable et permet d'établir des repères. L'uchi deshi apprend ainsi d'une autre manière. C'est cela l'enseignement traditionnel, c'est un enseignement personnalisé d'individu à individu. Ainsi le maître à une relation particulière et différente avec chacun de ses élèves et n'aura pas les mêmes exigences selon la compétence et la confiance qu'il met en eux.
Etre un haut gradé en Aïkido = plus de responsabilité.
Quel confort de ne pas être élevé dans la hiérarchie du dojo... Pourtant dès le 2ème jour de pratique vous avez un statut de sempaï, non seulement vous pouvez mais vous devez aider celui qui a un jour de moins, vous commencez à enseigner ainsi l'aïkido. Ceux qui après tant d'années refusent d'enseigner, attendent d'avoir le niveau, démontrent simplement qu'ils n'ont pas compris la première leçon du Sempaïa, « sempaï / kohaï ». Le plus ancien démarre le cours si le senseï est absent, en retard ou occupé, c'est le rôle d'un uchi deshi. Le senseï très souvent teste.
Le terme qui désigne le pratiquant débutant est « monteï, monka... » : « l'élève qui est devant la porte du maître et qui demande à entrer, que le maître lui enseigne... ».
La relation sempaï / kohaï en est la première leçon. Comme un apprenti sollicite de la part de l'artisan, de l'homme de l'art, de le prendre en apprentissage. Comme un client demande à une entreprise, un artisan de travailler pour lui. A l'image aussi des grands artistes qui acceptent de prendre un élève, le refuse ou le répudie ; une entreprise, un artisan de même… Le sempaïa est l'étude dès le début de l'autonomie. Le premier test est donc l'honnêteté du pratiquant, sa capacité à se remettre en question lorsqu'il se trompe. Certains pratiquants pensent bien faire, ils donnent une foule de détails et de savoirs que le débutant est incapable de maîtriser dans le temps imparti, enseignements incohérents car souvent ces gens-là, même au bout de quelques années, ne maîtrisent pas ce qu'ils disent. Résultat : ils démolissent le cours du professeur.
Le respect du professeur et de son enseignement n'est pas uniquement le salut à la japonaise, mais aussi la fidélité, surtout à l'enseignement qui est prodigué, même si c'est un élève uchi deshi qui fait le cours... Lorsqu'on n'est pas d'accord, qu'on n'adhère pas, on quitte le tatami, ou le dojo si le désaccord est plus grave. Car un dojo n'est pas une secte, le pratiquant est libre à chaque instant de partir, c'est sa liberté, comme il est de la liberté du professeur d'accepter ou de refuser un élève... On peut avoir une approche, un avis différent, dans ce cas on crée son propre dojo et on développe son propre enseignement.
L'enseignement traditionnel comporte 3 niveaux :
1. On imite les anciens (uchi deshi), le maître (pédagogie du modèle)
2. Début de l'autonomie
3. Autonomie complète
Un kohaï (moins ancien) aide son sempaï (plus ancien), dans la réalisation des tâches du DOJO. On peut tout à fait être un consommateur dans un dojo, toutefois ce n'est pas la pratique la plus intéressante et on se trouve vite limité dans son évolution dans l'aïkido.
Dans aïkido, le « do » signifie développement de soi-même, donc la route vers l'autonomie...
Qu'est-ce qu'un Uchi Deshi :
L'UCHI DESHI est missionné par le maître. Il aide les nouveaux à comprendre le fonctionnement du DOJO. Progresser, avoir de l'ancienneté dans un DOJO, débouche sur davantage de devoirs que de droits.
Comment devenir Uchi Deshi ?
Pour cela il faut au minimum :
Venir régulièrement aux cours (l'uchi deshi n'est pas là pour donner son avis et sa version de l'aïkido mais pour apprendre d'une autre façon, redire avec ses mots, avec ses propres gestes, restructurer ce qu'il a appris de son maître). Son principal souci doit être la plus grande fidélité à l'enseignement du maître du dojo, qui lui fait confiance pour sa propre formation. Cette confiance n'est pas automatique, beaucoup de maîtres n'ont aucune confiance dans leurs uchi deshi. Si cet uchi deshi a une version personnelle de l'aïkido, il créer son propre dojo qu'il gérera en autonomie comme son maître actuel. Faire des stages : c'est confronter ses connaissances à d'autres (plus on est ignorant plus on se croit bon…)
Se comporter en uchi deshi.
Chacun doit prendre spontanément un certain nombre de pratiquants sous sa coupe et consacrer une partie du cours à les aider à comprendre l'enseignement du maître au lieu de travailler avec d'autres uchi deshi.
Le rôle de l'Ushi Deshi :
Le rôle d'un ushi deshi est d'apporter un relais à l'enseignement du professeur sans déformer le contenu technique et pédagogique (afin de ne pas faire un cours dans le cours), de re-formuler les connaissances qu'il a intégrées en direction des débutants, d'expliquer l'étiquette, les règles de comportements au dojo, éventuellement après un certain temps de pratique de commencer à enseigner sous la direction de son professeur.
Ce parcours est très riche et formateur et représente une étape incontournable dans l'apprentissage de l'aikido.
A la fin du cours, reprendre certaines parties du cours avec les kohaï, en discuter avec eux. Voir en quoi il peuvent aussi commencer à être des uchi deshi, c'est à dire commencer à accomplir des tâches. Expliquer qu'un pratiquant d'aïkido, en plus du tatami, œuvre pour le dojo, accomplit des tâches qui font partie de sa formation. Compte tenu des questions posées, des comportements parfois surprenants, et des distorsions apportées par le débutant (kohaï), l'uchi deshi prend conscience de ses manques, de ses propres distorsions. Une transmission fidèle de l'enseignement du maître est indispensable et permet d'établir des repères. L'uchi deshi apprend ainsi d'une autre manière. C'est cela l'enseignement traditionnel, c'est un enseignement personnalisé d'individu à individu. Ainsi le maître à une relation particulière et différente avec chacun de ses élèves et n'aura pas les mêmes exigences selon la compétence et la confiance qu'il met en eux.
Etre un haut gradé en Aïkido = plus de responsabilité.
Quel confort de ne pas être élevé dans la hiérarchie du dojo... Pourtant dès le 2ème jour de pratique vous avez un statut de sempaï, non seulement vous pouvez mais vous devez aider celui qui a un jour de moins, vous commencez à enseigner ainsi l'aïkido. Ceux qui après tant d'années refusent d'enseigner, attendent d'avoir le niveau, démontrent simplement qu'ils n'ont pas compris la première leçon du Sempaïa, « sempaï / kohaï ». Le plus ancien démarre le cours si le senseï est absent, en retard ou occupé, c'est le rôle d'un uchi deshi. Le senseï très souvent teste.
Le terme qui désigne le pratiquant débutant est « monteï, monka... » : « l'élève qui est devant la porte du maître et qui demande à entrer, que le maître lui enseigne... ».
La relation sempaï / kohaï en est la première leçon. Comme un apprenti sollicite de la part de l'artisan, de l'homme de l'art, de le prendre en apprentissage. Comme un client demande à une entreprise, un artisan de travailler pour lui. A l'image aussi des grands artistes qui acceptent de prendre un élève, le refuse ou le répudie ; une entreprise, un artisan de même… Le sempaïa est l'étude dès le début de l'autonomie. Le premier test est donc l'honnêteté du pratiquant, sa capacité à se remettre en question lorsqu'il se trompe. Certains pratiquants pensent bien faire, ils donnent une foule de détails et de savoirs que le débutant est incapable de maîtriser dans le temps imparti, enseignements incohérents car souvent ces gens-là, même au bout de quelques années, ne maîtrisent pas ce qu'ils disent. Résultat : ils démolissent le cours du professeur.
Le respect du professeur et de son enseignement n'est pas uniquement le salut à la japonaise, mais aussi la fidélité, surtout à l'enseignement qui est prodigué, même si c'est un élève uchi deshi qui fait le cours... Lorsqu'on n'est pas d'accord, qu'on n'adhère pas, on quitte le tatami, ou le dojo si le désaccord est plus grave. Car un dojo n'est pas une secte, le pratiquant est libre à chaque instant de partir, c'est sa liberté, comme il est de la liberté du professeur d'accepter ou de refuser un élève... On peut avoir une approche, un avis différent, dans ce cas on crée son propre dojo et on développe son propre enseignement.
Rencontre avec Mbarek Alaoui Sensei
Profitant de ma visite au Maroc, je me suis rendu au club d'aikido le plus ancien du maroc : Celui du maître Mbarek Alaoui (8ème Dan Aikikai) un homme qui qui a donné énormément à l'aikido marocain, maghrébin et arabe...
Sensei Mbarek m'a réservé un accueil chaleureux digne d'un Grand maître. Sa sympathie, gentiellesse et bienveillance m'ont touché directement au cœur et j'espère le voir parmi nous prochainement pour animer un stage international d'envergure.
Merci maître...
Sensei Mbarek m'a réservé un accueil chaleureux digne d'un Grand maître. Sa sympathie, gentiellesse et bienveillance m'ont touché directement au cœur et j'espère le voir parmi nous prochainement pour animer un stage international d'envergure.
Merci maître...



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