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Maitre ou Escalve?

En étudiant l'Aikido, on devrait chercher à comprendre les principes de chaque mouvement et non pas copier les mouvements en tant que tels. Si on se contente de copier sans comprendre, on devient esclave d'un maitre et l'Aikido ne peut plus évoluer et devient un art sclérosé. Maitre Nakamozo a l'habitude de dire : «Aujourd'hui, je vous explique l'Aikido de cette façon mais il se peut que demain je vous dise exactement le contraire car mes explications sont en fonction de ma compréhension de l'Aikido». Il a dit aussi : «Si vous assimilez un jour les principes de l'Aikido, soyez gentils de venir me l'enseigner». Cela montre la relativité de l'enseignement des professeurs actuels et l'humilité de certains maîtres. Il est donc aberrant de suivre aveuglement un maitre actuel sans esprit critique. Il faut au contraire voir pratiquer des maitres différents pour élargir nos possibilités techniques et ne pas devenir esclave d'une méthode. Il est étonnant de voir que certains professeurs refusent de suivre des stages autres que ceux de leur fédération alors que les experts conseillent le contraire.

Etiquette lors des stages d'aikido

Lorsque cent ou cent cinquante aïkidoka s'entraînent sur une aire de 300 mètre2, il est nécessaire que chacun puisse appliquer un code de conduite commun qui permette la poursuite harmonieuse de l'entraînement, la sécurité de chacun, le maintien d'une ambiance propice à la progression. Le silence est un élément capital à la poursuite d'une pratique harmonieuse. Si chaque pratiquant se met à discuter avec son voisin, on peut imaginer le vacarme. Après la démonstration d'une nouvelle technique, il convient d'inviter le partenaire le plus proche. Un stage n'est pas une foire au mariage et c'est un manque de respect évident que d'éviter son voisin pour aller chercher au bout de la salle le partenaire de son choix. Une fois monté sur le tapis, seul un accident, un malaise ou une circonstance exceptionnelle motivent la sortie après avoir demandé l'autorisation du directeur de stage. Chacun peut travailler selon ses capacités et ralentir son rythme en essayant de ne pas s'arrêter. S'il est vraiment nécessaire de s'arrêter, il convient de s'asseoir en position seiza ou à la limite en tailleur dans un coin du tapis. Sortir pour aller boire ou pire pour dire bonjour à un ami spectateur n'est pas une attitude correcte. Il appartient aux débutants d'imiter les plus anciens, car c'est eux qui bénéficient le plus de cet échange. Un stage à lui seul ne permet pas une progression technique appréciable. Les anciens doivent veiller à ne pas systématiquement travailler entre eux et d'éviter comme des pestiférés les ceintures blanches. Après la démonstration d'une technique, il est pour le moins irrespectueux vis-à-vis de l'expert de faire tout autre chose. «La pratique se pratique»; il n'est pas vraiment nécessaire de faire une conférence à son partenaire sur la manière d'effectuer un mouvement. A la limite quelques mots suffisent pour permettre à un débutant une approche de la technique à travailler. Lorsque le directeur de stage vient démontrer un mouvement dans un coin du dojo, il est poli de lui laisser suffisamment de place pour sa démonstration sans que pour autant tout le monde s'arrête. Ceux qui préfèrent s'arrêter pour regarder le feront dans une position seiza ou avec un genou à terre. La position debout, les bras croisés est non seulement incongrue d'un point de vue martialmais également peu propice à une bonne concentration. Un keikogi propre est une marque de respect envers soi même, son partenaire et envers l'expert qui dirige le stage. S'il on désire prendre des photos, il ne faut pas monter sur le tapis et ne pas mettre son keikogi. Comment concevoir qu'on abandonne son partenaire pour sortir du tapis afin d'avoir un souvenir du stage !